• Par Alison Berges
  • Posté le 30 avril 2017

L’esthéticienne enceinte

Lorsqu’un enfant s’annonce, le cercle familial applaudit... Mais ce n’est pas forcément le cas de la gérante d’institut lorsque sa meilleure esthéticienne lui apprend qu’elle est enceinte. Quelques conseils pour ne pas vous laisser dépasser par la situation.

L’annonce

Valérie se souvient encore du jour où Marylin, sa meilleure esthéticienne, est arrivée, un matin de février, un sourire jusqu’aux oreilles avec son certificat médical et la première échographie de son bébé. Ou plutôt de ses bébés, puisqu’elle attend des jumeaux !

Elle-même mère de deux enfants avec des grossesses vécues auprès de deux patrons très différents, Valérie est consciente de ses responsabilités en tant qu’employeur. Elle connaît l’importance d’une bonne ambiance de travail, surtout pour une femme enceinte. « Je sais à quel point une réaction positive est importante. Je me suis donc réjouie avec ma collaboratrice. » Elle signe alors le récépissé que lui tend son employée en la félicitant.

 

Les formalités

En France, aucune obligation n’existe concernant la date de déclaration de la grossesse à l’employeur. Elle a eu de la chance : Marylin l’a prévenue très vite, surtout pour bénéficier des avantages dès le troisième mois de gestation. Et aussi pour ne pas se mettre en porte-à-faux, une femme enceinte ne prévenant pas son employeur avant son départ en congé maternité est en effet considérée comme démissionnaire. 

En faisant les comptes, Valérie sent petit à petit ses cheveux se dresser sur sa tête. Son esthéticienne sera absente au minimum seize semaines, soit six semaines avant la date présumée de l’accouchement et dix semaines après. Et comme Marylin attend des jumeaux, les congés sont allongés à douze semaines avant et vingt-deux semaines après, soit plus de huit mois d’absence. Encore heureux qu’elle n’attende pas des triplés, le congé maternité passerait à plus de onze mois !

 

Embaucher une remplaçante

Si la loi empêche l’employeur de licencier son employée pendant le congé maternité, cette dernière conserve la possibilité de démissionner sans préavis à la fin de celui-ci, tout en conservant pendant deux ans un droit de priorité pour retrouver son emploi si le rôle de mère au foyer ne lui convient plus.

Marylin vit une grossesse pénible et, au bout de quinze jours, obtient un certificat médical lui interdisant toute activité professionnelle si elle veut mener sa grossesse jusqu’à son terme. Un soulagement financier pour l’établissement, puisqu’elle est prise en charge directement par la sécurité sociale et sa mutuelle. « J’ai dû chercher en catastrophe une esthéticienne, pas vraiment évident en début de saison »…

 

Comment Valérie s’en est-elle sortie ?


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